Trois fêtes japonaises

Publié le par narutoteam

Trois fêtes japonaises
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Hina matsuri:

 Hina matsuri (雛祭り?, littéralement « fête des poupées ») est une fête qui a lieu au Japon le 3 mars, jour consacré aux petites filles. Les jours précédant le 3 mars, les petites filles japonaises exposent de précieuses poupées posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées spéciales, qui se transmettent de génération en génération, sont rangées dans un carton tout le reste de l'année. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l'ère Heian (平安時代?).

Disposition des poupées:
  • Sur le niveau le plus haut, on trouve l'empereur (お内裏さま, O-Dairi-sama?) à gauche et l'impératrice (お雛さま, O-Hina-sama?) à droite; un paravent doré fait souvent office d'arrière-plan.

  • Sur le second niveau sont disposées trois dames de cour (三人官女, San-nin kanjo?) portant des flacons de saké.

  • Cinq musiciens (五人囃し, Go-nin bayashi?), dont un chanteur, se tiennent sur la troisième marche.

  • Sur les trois niveaux inférieurs sont présents divers personnages, comme des chars à bœufs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres (大臣, Daijin?) : le ministre de gauche (左大臣, Sadaijin?) et le ministre de droite (右大臣, Udaijin?). On place également des hishimochi, des petits mochi tricolores, en forme de parallélogramme. Ceci est la disposition la plus complète, comme sur la photographie. Cependant, on peut se contenter d'un ensemble plus simple, avec seulement le couple impérial. À défaut de poupées, on peut même représenter un couple en origamis.

Origine et tradition:

Cette fête remonte à l'époque Heian. Les poupées étaient supposées protéger des mauvais esprits. Pour célébrer hina matsuri, on boit traditionnellement du amazake, du shirozake ou du tôkashu, bières traditionnelles peu ou pas alcoolisées à base de riz, et on mange des hina arare, biscuits à base de riz, et des sushis. Selon la croyance traditionnelle, il faut ranger les poupées le soir du 3 mars, sans quoi la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant un an. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, qu'il y ait une fille mariée ou non.

Trois fêtes japonaises

Fête nationale du Japon:

La fête nationale du Japon, également appelé Anniversaire de l'Empereur (天皇誕生日, Tennō Tanjōbi?), est célébrée le jour anniversaire de l'empereur régnant. La date change à l'avènement de chaque nouvel empereur. La fête nationale actuelle, date anniversaire de l'empereur Akihito, est célébrée le 23 décembre. Cependant, le 29 avril, date de la fête de l'anniversaire de l'empereur Shôwa (1901 - 1989), est resté un jour chômé. C'est maintenant une journée consacrée à l'écologie appelée Midori no Hi. Depuis 2007, cette fête de la verdure est célébrée le 4 mai et la fête du 29 avril est maintenant entièrement dédiée à la mémoire de l'empereur Shōwa et s'appelle Shōwa no Hi (昭和の日).

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Trois fêtes japonaises
Hanabi Taikai  :

Le grand festival de feux d’artifice de Sumidagawa (隅田川花火大会, Sumidagawa Hanabi Taikai?) est un festival annuel ayant lieu le dernier samedi de juillet, le long de la Sumidagawa près d'Asakusa. Contrairement à la plupart des feux d'artifice se déroulant dans le monde, le Hanabi Taikai Sumidagawa est d’abord un concours organisé entre des groupes pyrotechniques. Chaque groupe tente d’apporter le meilleur spectacle ce qui donne lieu à une incroyable variété de feux d'artifice autant dans la forme que dans les couleurs. Ce spectacle est une tradition de la période Edo, et attire chaque année près d'un million de personnes. Des événements similaires ont lieu le même jour dans tout le Japon.

Histoire:

La tradition remonte à 1732, lorsque les feux d'artifice ont été lancés dans le cadre de la fête des morts. Le pays vivait une grave crise économique, le peuple souffrait de la famine et de la maladie. Ainsi, les rituels et les célébrations à travers le feu d'artifice ont joué des rôles multiples. Il s’agissait de faire le deuil des morts tout en divertissant les pauvres. Initialement ce festival s’appelait Ryōgoku Kawabiraki (両国川開き?), cette manifestation est devenue une tradition bien établie en 1810, et les rivalités ont commencé au sujet du contrôle du festival. Tamaya (玉屋?) et Kagiya (键屋?), des guildes d'artificiers, deviendront rapidement les deux principaux rivaux, initiant ainsi la tradition de la compétition. Chaque guilde tenterait d'impressionner les spectateurs afin de gagner en popularité et en soutien. Le nombre de spectateurs a augmenté de façon constante, et ils se mirent à crier les noms (voir Yagō) de leurs artistes préférés. Bien que le Tamaya a profiter d’une popularité constante à l'encontre des Kagiya, un grave incendie se déclencha en 1843 durant lequel il perdit de son aura. Suite à quoi, il a été décidé que les festivals s’éloignent des villes pour éviter un autre accident. La tradition a survécu lors de la Restauration de Meiji en 1868, et a continué chaque année. À partir des années 1920, la tradition s'essouffle, et cesse durant la Seconde Guerre mondiale. Enfin, c’est en 1978 que la tradition est rétablie, et continue à ce jour.

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